Parce que ce n'est qu'un jeu.
Parce qu'en réfléchissant bien, ce n'est que courir après un ballon, l'attraper et le lancer dans un cercle ficelé.
Parce que cela n'a qu'une importance relative...
Parce que s'il y a bien une chose qui demeurera sans doute éternellement en moi, c'est ma passion pour ce jeu.
Parce que cela fait 10 ans déjà que cette passion me dévore.
Parce que sur un terrain, toutes mes pensées s'évaporent.
Parce que sur un terrain, j'oublie qui je suis dans la vie. Je deviens autrui.
Parce que c'est sur un terrain que j'ai vécu la plupart des moments les plus excitants.
Parce qu'il a fait de ma main gauche, une singularité ; singularité qui constitue, de tout mon corps parlant, ce dont je suis le plus fier.
Parce qu'à ce numéro 11, j'ai toujours été fidèle.
Parce que ce jeu me donne envie de grandir mais aussi de retourner à mon innocente enfance.
Parce que jouer, guidé par le tempo de la musique que je m'infuse,
Je suis comme animé par un esprit difficilement maîtrisable.
Oui basket tu es ma Muse.
Parce qu'en jouant, je redeviens animal dans la plus pure expression de sa primitivité.
Parce qu'en jouant je deviens architecte et artiste à la fois.
Parce qu'il me sort de ma timidité et d'une passagère morosité.
Parce que j'ai imaginé pouvoir en faire mon métier.
Parce que cela constituera sans doute l'un de mes grands regrets...
Parce qu'en jouant je vis.
Parce qu'en jouant, mon coeur a son activité la plus importante.
(Parce qu'une fois n'est pas coutume quand mon coeur s'active pour autre chose que des désirs.)
Parce qu'en jouant je transpire à grosses goûtes.
Parce qu'en jouant je prends des coups.
Parce qu'en jouant je donne des coups.
Parce qu'en jouant je vis...
Parce que le jour où je refuserais de jouer (sans raison valable),
Je me serais perdu.
Parce que le jour où je ne pourrais plus jouer,
Je ne serais plus.
Parce que c'est l'une de mes (quelques) grandes Raisons...
Parce que sans cela, je me poserais davantage de Questions...
Parce que j'ai pris une décision, c'était le risque à prendre plutôt que de regretter un long moment.
" Je n'ai jamais autant aimé ce jeu qu'aujourd'hui."
Ancenis : 5-16 (5,2) --> terminé